Editorial 1er trimestre 2011
L’escalade en falaise nécessite de tenir compte de lois et règlements de plus en plus nombreux et de la pression des défenseurs de l’environnement dont certains ne réalisent pas que ne rien faire dans les falaises entrainerait la disparition d’habitats spécifiques par l’extension de la forêt. Il est indispensable de systématiser notre gestion des rochers. La fédération a décidé d’engager Joe Dewez avec mission d’organiser cette gestion qui doit s’appuyer sur des responsables bénévoles, entourés d’un groupe de volontaires, qui suivent chaque massif d’escalade.
Au début de la compétition d’escalade, il fallait être doué et avoir de la pratique. Il faut de plus en plus s’entrainer pour rester au niveau des nations organisant un entrainement systématique. Pour permettre à nos compétiteurs de suivre l’évolution du niveau mondial, notre fédération doit renforcer l’identification des talents dès le plus jeune âge et organiser l’encadrement de plus en plus spécialisé des grimpeurs doués.
Les statuts de notre fédération ont été modifiés pour permettre à des clubs présentant un profil différent de la tradition de rejoindre notre fédération. Des contacts avec des animateurs de teams proches des salles d’escalade sont en cours pour permettre l’affiliation de clubs orientés vers cette activité.
A côté de la formation des moniteurs d’escalade une première promotion d’entraineurs d’escalade de niveau 2 vient de terminer sa formation. Pour mémoire, le moniteur de niveau 3 d’escalade suit une formation très exigeante ayant obtenu l’équivalence vis-à-vis du breveté d’état français; la différence entre le moniteur niveau 3 escalade et l’entraineur niveau 2 porte sur la limitation pour l’entraineur de la compétence en falaise aux terrains équipés.
Au sein de notre département sportif, Christophe Lehner et Pierre Dewit donnent de nouvelles orientations à leurs carrières professionnelles. Nous sommes amenés à réorganiser en profondeur notre département sportif via des engagements de nouveaux collaborateurs. Ces engagements sont réalisés en recherchant tant la continuation des importantes réalisations de l’équipe sortante que le renforcement de nos interventions vers le haut niveau en escalade sur SAE.
Pour sélectionner les candidats, nous devons rechercher des personnes dont les compétences se complètent pour couvrir au mieux avec une petite équipe l’ensemble des préoccupations sportives ; si nous examinions chaque candidature isolément, le risque d’avoir de larges domaines non couverts existerait.
Comme par le passé, notre département sportif continuera à s’appuyer sur des collaborateurs externes dont la compétence a permis les progrès des dernières années. J’en profite pour marquer la reconnaissance de la fédération vis-à-vis de ces collaborateurs.
La Communauté française souhaite que les fédérations s’impliquent de plus en plus dans le haut niveau en vue de rapporter en Belgique davantage de médailles lors des J.O. ou des championnats mondiaux. Vu que les moyens de la Communauté sont (très) limités, pour attribuer de nouveaux budgets au haut niveau, il faut rogner sur les budgets antérieurs : des missions de notre direction sportive non directement liées au haut niveau (dont la définition est limitée à la compétition internationale sur structures artificielles) cessent d’être soutenues et devront désormais être davantage financées par les cotisations.
Nous présenterons l’équipe sportive dans notre prochain Ardennes et Alpes.

Le Club Alpin Belge, fédération francophone d'escalade, d'alpinisme et de randonnée, est une fédération sportive dont l'objet vise à développer et à promouvoir la pratique de l'escalade et des sports de montagne. Il a été reconnu par la Communauté française de Belgique et bénéficie donc d'une subsidiation.
